L'intelligence est extrêmement difficile à définir.

Pour comprendre

Le développement de l'intelligence fait intervenir 3 séries de facteurs :

- La maturation neurologique

- L'exercice et l'expérience acquise dans l'action effectuée sur les objets

- Les interactions et les transmissions sociales.

Piaget a décrit des périodes dans le développement de l'intelligence :

- Période sensori-motrice de 0 à 18-24 mois: le bébé assimile de nouveaux stimulus à partir de son corps, des objets et des personnes qui l'entourent. Cela entraîne des réactions circulaires où le bébé cherche par répétition à retrouver les résultats de son action. Les schémas d'action se complexifient en se coordonnant les uns aux autres. Jusqu'à 18-24 mois, la perception de l'objet est nécessaire à l'élaboration de toute nouvelle combinaison. Puis des interactions peuvent se faire alors que l'objet est absent, transition avec la période suivante.

Les premières représentations mentales se précisent.

- Période pré-opératoire de 2 ans à 6-7 ans: L'enfant se détache de la perception immédiate.

Chaque objet est représenté, c'est à dire qu'il peut être mentalement évoqué en son absence.

La fonction symbolique se développe (langage, jeu, dessin…) à partir des activités ludiques.

La pensée de l'enfant n'intègre pas les phases successives de certains phénomènes observés.

Ainsi, il ne peut pas comprendre que la quantité d'un liquide reste la même lorsqu'il a été transvasé dans un récipient plus étroit (le niveau étant plus élevé). Il ne peut pas non plus se placer dans la perspective d'autrui.

- Période des opérations concrètes de 7 à 11-12 ans : A partir de manipulations concrètes, par expériences successives, l'enfant peut saisir à la fois les transformations et les invariants.

Il accède aux notions de réversibilité d'une opération, de conservation des mesures, des classements. L'enfant prend conscience de sa propre pensée; il accepte le point de vue des autres et leurs sentiments. Il peut les nommer.

- Période des opérations formelles à partir de 11-12 ans : La pensée se dégage du contenu concret. Face à un problème, l'adolescent manie les données expérimentales pour formuler des hypothèses : c'est le raisonnement hypothético-déductif et le maniement des concepts abstraits. Les programmes scolaires reposent sur ces capacités intellectuelles progressives de l'enfant et de l'adolescent.

L'exploration des capacités intellectuelles repose sur des tests psychométriques qui ne doivent jamais être utilisés isolément. Les données qu'ils fournissent doivent être interprétées en fonction de l'histoire et du contexte de vie de l'enfant. En effet, le développement des capacités cognitives, mais aussi du langage, de la motricité et de la socialisation de l’enfant est très dépendant de son développement affectif.

Tests de développement Ils permettent de mesurer

- L'âge de développement chez les enfants de moins de 3 ans. Plusieurs tests et échelles (Brunet-Lézine, Test d'efficience intellectuelle) définissent un

Quotient de développement : Q.D. = Age de développement x 100.

Age réel

- L'âge mental chez les enfants de plus de 3 ans est défini par l'ensemble des épreuves réussies par la majorité d'enfants du même âge chronologique et échouées par la majorité des enfants d'âge inférieur.

Cela définit un Quotient Intellectuel : Q.I. = Age mental x 100.

Age réel

Tests d'efficience intellectuelle

Le Q.I. de Wechsler est différent. Il apprécie les capacités intellectuelles. C'est

le plus connu; il correspond d'une distance par rapport à une norme donnée pour une moyenne d'âge. Cette note Q.I. situe les performances d'un sujet dans une distribution gaussienne de notes (moyenne, écart-type). Il comprend des épreuves verbales et non verbales (dites de performance).

Ce Q.I. n'est pas absolu et constant. Sa valeur est utile à condition de reconnaître cette valeur comme relative et de ne pas enfermer l'enfant dans un chiffre.

Définition

Elle recouvre les anciennes notions d'arriération et de débilité mentale. La définition du retard associe 3 caractéristiques :

- Un fonctionnement intellectuel général inférieur à la moyenne

- Des altérations ou déficits importants du fonctionnement adaptatif

- Dont le début est avant 18 ans.

Le retard mental apparaît plus comme un symptôme que comme une entité. Ainsi, le retard mental ne saurait, à lui seul, désigner l'enfant dans son ensemble. Il faut aussi apprécier son organisation psychique, prise dans sa globalité.

Autrement dit, le retard mental est considérer comme un trouble global du développement dans lequel s'intriquent des perturbations cognitives, du langage, de la motricité et des conduites sociales.

Epidémiologie

Prévalence : Autour de 1-1,5 % quel que soit l'âge; stable dans le temps.

Sexe ratio : Nette prédominance masculine avec un ratio de 1,5.

Classification

Parmi les déficiences intellectuelles, on distingue:

- le retard mental léger (QI : 50 à 70) → 85 % des retards mentaux

- Aptitudes à la socialisation et à la communication

- Découverte en général à l'entrée au CP (vers 5-6 ans)

- Apprentissages et acquisitions scolaires possibles.

- Le retard mental moyen (QI : 35-50) → 10 % des retards mentaux

- Aptitudes sociales possibles. L'enfant peut parler

- Le niveau intellectuel ne dépasse pas celui du CP

- L'autonomie sociale est limitée

- Le retard mental grave (QI : 20-35) → 3-4 % des retards mentaux

- L’âge mental ne dépasse pas 2-3 ans. Le langage est rudimentaire

- Acquisitions incomplètes (lecture impossible), massivement retardées

- La vie en institution est souvent indispensable.

- Le retard mental profond (QI <>

- Absence de langage

- Autonomie très limitée voire nulle

- Troubles moteurs graves associés (grabatisation)

Diagnostic différentiel

Avec :

- Une atteinte sensorielle (surdité…)

- Une inhibition névrotique donnant une apparence de pseudo débilité

- Les carences affectives graves et prolongées

- Certaines formes de psychoses infantiles.

Rappelons ici qu'échec scolaire ne veut en rien dire retard mental +++

Etiologie

Le retard mental peut être isolé ou non. Dans tous les cas, il doit être considéré comme un symptôme rencontré dans des cadres nosologiques très divers et aux causes variées.

On distingue principalement :

Les causes anténatales

- Encéphalopathies progressives par atteinte héréditaire d’un système enzymatique

(Phénylcétonurie, atteinte du métabolisme des glucides, des lipides ou autres)

- Encéphalopathies héréditaires progressives

- Encéphalopathies endocriniennes (Myxœdème)

- Phacomatoses (Recklinghausen, sclérose tubéreuse de Bourneville…)

- Anomalies de fermeture du tube neural (Spina-bifida)

- Aberrations chromosomiques (Trisomies, X fragile, Turner XO, Klinefelter…)

- Embryopathies virales (Rubéole…)

- Foetopathies infectieuses (Toxoplasmose, listériose, cytomégalovirus…)

- Foetopathies médicamenteuses et toxiques (Alcool, drogues…)

- Foetopathies liées à la grande prématurité ou à une pathologie durant la grossesse

(Toxémie gravidique)

Les causes périnatales

- Complications obstétricales anoxiques

- Ictère nucléaire par incompatibilité foeto-maternelle (facteur rhésus)

Les causes post-natales

- Infectieuses :méningite, encéphalite…

- Métaboliques : hypoglycémie, déshydratation, malnutrition…

- Maltraitance : enfants secoués, hématome intracrânien

- Encéphalopathie convulsivante : états de mal convulsif (West…)

Les facteurs psychologiques et sociaux sont aussi très importants.

Traitements

Outre le traitement d’une cause avérée, la question de la prise en charge est celle de l’orientation de l’enfant en évitant le “tout ou rien”, l’isolement et le rejet.

Plusieurs types d’institutions existent pour des soins qui peuvent être ambulatoires ou plein temps:

- les Centres d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP)

- les Centres Médico-Psychologiques (CMP)

- les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP)

- les hôpitaux de jour (HJ)

- les Instituts Médico-Educatifs (IME)

- les Externats Médico-Pédagogiques ou à temps complet

- les Internats Médico-Pédagogiques ou Médico-Professionnels pour les patients de 16 à 25 ans.

Les prises en charge sont spécialisées.

Parallèlement aux soins apportés à l'enfant, le soutien aux parents et aux frères et sœurs est très important à prendre en compter.

source :

http://www.med.univ-angers.fr/discipline/pedopsy/index.htm

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